Covid 19 & MGF

Outils et ressources développés et partagés par les membres

 

Durant la COVID-19, les membres de la CoP-MGF se sont aussi mobilisés et ont adapté leur travail, développé des outils et publié des papiers, des articles relatifs aux MGF et aux droits des femmes et des filles ou aux DSSR en ces temps de pandémie.

Publications

  • Paul Okoth, “Local Actions and Solutions to Climate Change”, Kenya Free Press. Access ici
  • Paul Okoth, “To tackle hunger menace, Africa must first address corruption”, Kenya Free Press. Access ici
  • Paul Okoth, “Failed Education System”, Kenya Free Press. Access ici
  • Menstrual Hygiene Management”
    • Paul Okoth, “Debunking Myths And Stigma Associated With Menstruation In Kenya”, Youth Ki Awaaz. Access ici
    • Paul Okoth, “Period Talk In Kenya: What Can The Men Do?”, Youth Ki Awaaz. Access ici
    • Paul Okoth, “Why 80% Menstruators Feel A Negative Emotion During Their First Period”, Youth Ki Awaaz. Access ici

Affiches

Sini Sanuman, au Mali, a développé des affiches afin de sensibiliser aux MGF et prévenir leur pratique

Editoriaux et Prises de position

Everlyne Komba: “The Dilemma: Female Genital Mutilation in the midst of Covid-19 pandemic” for the End-FGM EU Network, April 2nd, 2020 (Available ici)Everlyne Komba, Experte sur les questions de Genre, Gouvernance, Développement, basée à Nairobi, Kenya a donné davantage de détails sur la situation au Kenya à la suite de son article.

  • Existe-il des preuves des organisations de terrain que la saison de l’excision a connu un renouveau à cause la pandémie ? Avez-vous reçu d’autres messages des femmes / filles après avoir écrit votre papier ? Un message sur le mariage d’enfants

Les éléments essentiels provenant des différentes communautés indiquent que les filles sont excisées normalement quand les écoles ne sont pas ouvertes et qu’en ce moment, la COVID s’est traduit par la fermeture forcée des écoles et a conduit à une demande de ressources importante.  La façon la plus simple de les obtenir pour les ménages les plus pauvres dans les communautés pratiquant les MGF est d’exciser et de marier leurs filles. Le mariage dans ces communautés implique l’échange des filles contre des ressources. Une partie du problème réside en ce que les gouvernements sont si obnubilés par la lutte contre la COVID en mettant l’accent sur la distanciation sociale, la désinfection et le port des masques, qu’ils relèguent à l’arrière-plan les autres problèmes comme la protection des enfants.

Je fais partie du bureau de la Fondation des Enfants de Bergers (Pastoralist Child Foundation). Nous avons reçu de nombreux appels de détresse demandant de l’aide alimentaire car leur seul moyen de subsistance, soit la vente de chèvres et de bétail, a été affecté par la fermeture des marchés dans l’effort pour essayer d’inverser la courbe de propagation de la COVID. Les deux directeurs de notre organisation ont  lancé une page ‘Fund Me’ et nous avons réussi à obtenir un peu de soutien. Pendant que nous distribuons de la nourriture dans les foyers, les femmes viennent nous voir et nous disent que cette stratégie va aider à sauver des filles des MGF.

  • En cas de MGF, une survivante n’a pas d’autre choix que de refuser ou poursuivre d’autres options sans quoi elle s’expose à de sévères conséquences sociales, physiques, culturelles – Pouvez-vous expliquer pourquoi il est plus difficile pour les filles de refuser une MGF pendant la pandémie ?

Le système de soutien supposé aider les filles est actuellement inexistant, donc si elles refusent où peuvent-elles fuir en ces temps de stricte distanciation sociale, de couvre-feu et de confinement.

De plus, les procès ne se tiennent plus, ce qui affecte la possibilité de recours. La totalité du système de justice criminelle a besoin d’être actif / tenir séance afin d’assurer un certain niveau de dissuasion.

“Stand with Adolescent Girls and Young Women during and beyond the COVID-19 pandemic. Joint Statement and Recommendations” By the Child, Early & Forced Marriage & Unions and Sexuality Working Group, and Partners, June 2020. Accès ici

La déclaration comporte 12 recommandations pour changer le status quo du passé et démanteler les inégalités structurelles que les adolescentes et jeunes femmes ont dû affronter avant et pendant la pandémie, aussi bien que pour soutenir les approches conduites par les communautés que pour favoriser la justice de genre. “Cela signifie adopter une approche fondée sur les droits humains et tenant compte du genre durant la crise, et financer et soutenir les approches favorisant la transformation des rapports sociaux de sexe sur le long terme”.

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