L'accès aux services de soins pour les survivantes de MGF

INTRODUCTION  

La pratique des mutilations génitales féminines (MGF) reste répandue dans de nombreux pays malgré leurs néfastes et multiples conséquences sur les jeunes filles et femmes concernées. De plus, les MGF impliquent une grande violence et engendrent chez les femmes des traumatismes importants à ne pas négliger. Elles sont une violation des droits fondamentaux des filles et des femmes. 

De plus, les mutilations génitales ont un impact dommageable pour la santé des jeunes filles et des femmes. Cette pratique peut être très douloureuse et traumatisante (UNICEF, 2019).  

En effet, l’ablation des tissus génitaux sains empêche le mécanisme naturel de l’organisme. Les femmes ayant subi des MGF peuvent par la suite avoir des problèmes physiques et psychiques bien spécifiques nécessitant une prise en soin particulière (UNICEF, 2019).  

Les MGF vont avoir sur la femme des répercussions immédiates ou durables sur sa santé et potentiellement sur celle de ses futurs enfants (OMS, 2020).  

Il peut y avoir des répercussions immédiates physiques pour la femme telles que des douleurs sévères, un état de choc lié aux douleurs, une hémorragie voire un choc septique selon les procédures plus ou moins sécures de l’intervention. Il peut également apparaître des troubles urinaires comme des douleurs à la miction. Des infections peuvent survenir suite à l’utilisation d’instruments contaminés ou durant la période de cicatrisation de la plaie pouvant engendrer un risque d’infertilité. Elles peuvent également, dans les cas extrêmes, provoquer la mort de la jeune fille en cas de septicémie. Mise à part les graves répercussions instantanées, les mutilations génitales entraînent de sérieuses conséquences sanitaires à long terme qui peuvent survenir à n’importe quel moment de la vie. Ces conséquences comprennent des douleurs chroniques, des douleurs lors des rapports sexuels et pendant les menstruations (Plan International, 2020).  

Mais également, des kystes, des ulcères ou des abcès génitaux, des infections qui peuvent mener à des douleurs chroniques, ainsi que des douleurs dorsales, des chéloïdes ou des infections des voies urinaires. Ces dernières peuvent s’étendre jusqu’aux reins et engendrer une insuffisance rénale (OMS, 2020).  

De graves conséquences psychologiques peuvent également perdurer tout au long de la vie de ces femmes. Ces séquelles mentales sont souvent dues aux traumatismes liés à la douleur ressentie au moment de l’acte ainsi qu’au choc vécu. Ce dernier est notamment relié à la force utilisée par les personnes pratiquant les mutilations afin de maintenir ces femmes lors de l’excision pour qu’elles évitent de bouger (Excision parlons-en ! 2020).  

Par ailleurs, les femmes concernées par les MGF risquent de ne plus être aptes à faire confiance aux personnes s’occupant d’elles, contractant une faible estime de soi au fil des années. Des sentiments d’anxiété et de dépression sont en proie d’être présents tout au long de leur vie (UNICEF, 2019). 

C’est pour cela qu’il est nécessaire de s’interroger en tant que professionnel.le sur le vécu de ces femmes, sur leur prise en soins et sur leur accès aux services de soins. 

La discussion thématique commence par un webianaire médical organisé par la COP MGF sur la désinfibulation avecle Dr Jasmine Abdulcadir. 

Dans le cadre des Mutilations Génitales Féminines (MGF), la désinfibulation qui est une intervention recommandée pour réduire les complications obstétricales et les infections urinaires récurrentes (OMS, 2018).  

Ce webinaire médical sur la désinfibulation s’inscrit donc dans nos objectifs communs à savoir:  améliorer la santé et le bien-être des femmes concernées par les MGF ( TYPE III en l’occurrence ici) et renforcer la qualité de l’accompagnement et de leur accès aux soins de santé. 

 

Références

“La Communauté de pratique sur les mutilations génitales féminines” fait partie du projet “Bâtir des ponts entre l’Afrique et l’Europe pour lutter contre les MGF”, soutenu par le “Programme conjoint UNFPA-UNICEF sur l’élimination des MGF”.
Le projet est coordonné par AIDOS en partenariat avec GAMS Belgique

Les opinions exprimées sur ce site web sont celles des auteur.e.s et ne reflètent pas nécessairement la politique ou la position officielle de l’UNFPA, de l’UNICEF ou de toute autre agence ou organisation.

© Copyright : GAMS Belgium

L'accès aux services de soins pour les survivantes de MGF

La pratique des mutilations génitales féminines (MGF) reste répandue dans de nombreux pays malgré leurs néfastes et multiples conséquences sur les jeunes filles et femmes concernées. De plus, les MGF impliquent une grande violence et engendrent chez les femmes des traumatismes importants à ne pas négliger. Elles sont une violation des droits fondamentaux des filles et des femmes. 

De plus, les mutilations génitales ont un impact dommageable pour la santé des jeunes filles et des femmes. Cette pratique peut être très douloureuse et traumatisante (UNICEF, 2019).  

En effet, l’ablation des tissus génitaux sains empêche le mécanisme naturel de l’organisme. Les femmes ayant subi des MGF peuvent par la suite avoir des problèmes physiques et psychiques bien spécifiques nécessitant une prise en soin particulière (UNICEF, 2019).  

  • Comment améliorer et promouvoir la santé et le bien-être des survivantes de MGF ? 
  • Comment renforcer la qualité de l’accompagnement des survivantes de MGF ? 
  • Quel accès aux soins de santé pour les survivantes de MGF ? 

Références

“La Communauté de pratique sur les mutilations génitales féminines” fait partie du projet “Bâtir des ponts entre l’Afrique et l’Europe pour lutter contre les MGF”, soutenu par le “Programme conjoint UNFPA-UNICEF sur l’élimination des MGF”.
Le projet est coordonné par AIDOS en partenariat avec GAMS Belgique

Les opinions exprimées sur ce site web sont celles des auteur.e.s et ne reflètent pas nécessairement la politique ou la position officielle de l’UNFPA, de l’UNICEF ou de toute autre agence ou organisation.

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