Ressources partagées, outils et rapports produits par l'UNFPA et l'UNICEF

COVID-19 disrupting SDG 5.3: Eliminating Female Genital Mutilation. Technical Note April 2020 (Available here)

Dans ce guide d’intervention, l’UNICEF présente quelques points clés et des moyens de poursuivre la lutte contre les MGF en temps de COVID-19. Parmi les solutions proposées dans l’agenda, sont compris un recours accru aux réseaux sociaux et médias de masse pour attirer l’attention, atteindre la population et les jeunes, renforcer les lignes d’appel d’urgence et de secours. La COVID-19 peut être utilisée comme une opportunité pour diminuer la médicalisation de la pratique des MGF et accroître l’attention portée sur les MGF grâce aux réseaux sociaux et médias de masse dont l’audience régulière croît durant la pandémie.

Technical Note on COVID-19 and Harmful practices. Technical Note, April 2020. UNICEF in collaboration with Child Frontiers (Available here)

La routine, le soutien et les systèmes de protection desquels bénéficient normalement les enfants étant affectés, ils se retrouvent davantage à risque de souffrir de pratiques néfastes et de violence tels les MGF, le mariage précoce, le travail des enfants, des abus ou de l’isolement. Les mesures mises en place pour gérer la pandémie ébranlent les programmes de lutte contre le mariage des enfants et les MGF.

Impact of the COVID-19 Pandemic on Family Planning and Ending Gender-based Violence, Female Genital Mutilation and Child Marriage, 27 April 2020 (Available here)

Avec la pandémie de la COVID-19 et les mesures associées, le FNUAP s’attend à ce que décroissent d’un tiers les efforts et progrès réalisés pour en finir avec les MGF en 2030 et une hausse de 2 millions des cas de MGF. D’autres menaces pour le développement des filles et des femmes sont associées à la pratique des MGF dont le mariage précoce et le décrochage scolaire et il est donc attendu qu’elles augmentent aussi. A mesure que la COVID-19 repousse l’application des programmes de lutte contre les MGF, notamment ceux qui impliquent d’être en contact direct avec les communautés et populations (et qui sont les plus efficaces), force les écoles à garder portes closes et les fonds et services sont en priorité réservés au COVID-19, les efforts pour mettre un terme aux MGF seront ralentis et la date de 2030 pour leur abandon total, menacé.

Millions more cases of violence, child marriage, female genital mutilation, unintended pregnancy expected due to the COVID-19 pandemic, 28 April 2020 (Available here)

Les projections sur les conséquences que la COVID-19 et les mesures de confinement peuvent avoir sur les droits des femmes et des filles, les droits et la santé sexuels et reproductifs sont alarmantes:

  • 47 millions de femmes des pays à faibles ou moyens revenus ne peuvent plus utiliser de méthodes contraceptives modernes
  • 7 millions de grossesses indésirables supplémentaires
  • 31 millions de cas de violences basées sur le genre (VBG) supplémentaires
  • 2 millions de cas de MGF supplémentaires dans la prochaine décennie
  • 13 millions de cas de mariage d’enfant dans les 10 prochaines années.

Une hausse des cas de VBG et plus particulièrement des violences domestiques est déjà visible à mesure que les appels aux lignes d’urgence et de secours augmentent. De plus, avec la fermeture des services et les restrictions de mobilité, l’accès aux services de planning familial et de santé sexuelle et reproductive est réduit tout comme la disponibilité et l’accès à la contraception. Le report du développement des programmes contre les pratiques néfastes, l’aggravation de la pauvreté, des MGF et des mariages précoces sont à attendre.

“Mais ça n’a pas à être notre futur” avance le Dr. Kanem. “Le monde peut prendre des mesures pour assurer un accès continu aux soins de santé reproductive et protéger les droits et la dignité de toutes les femmes et filles. Les droits et santé reproductifs des femmes doivent être protégés quoi que cela coûte. Les services doivent se poursuivre, la provision des ressources nécessaires doit être assurée, et les personnes vulnérables doivent être protégées et soutenues”.

Coronavirus Disease (COVID-19) Pandemic UNFPA Global Response Plan, June 2020 (Available here)

À mesure que la pandémie apporte des risques accrus de VBG, d’exploitation et d’abus sexuels, l’accès aux services SSR diminue. Le FNUAP souligne dans son Plan de Réponse trois stratégies prioritaires. Elles mettent l’accent sur la nécessité d’assurer la continuité des services de SSR, prévenir et prendre en charge les cas de VBG et assurer la distribution des contraceptifs et produits de base pour la santé reproductive. Au travers de partenariats avec la société civile ou des organisations communautaires, du plaidoyer au niveau local et national, du soutien à l’accès aux services de prise en charge des cas de VBG dans les crises humanitaires, le FNUAP a pour but d’atténuer les effets de la COVID-19 sur les VBG et autres pratiques néfastes, déjà en hausse.

“La Communauté de pratique sur les mutilations génitales féminines” fait partie du projet “Bâtir des ponts entre l’Afrique et l’Europe pour lutter contre les MGF”, soutenu par le “Programme conjoint UNFPA-UNICEF sur l’élimination des MGF”.
Le projet est coordonné par AIDOS en partenariat avec GAMS Belgique

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