Des procès concernant les MGF type IV, Royaume-Uni et Australie (contributions de membres)

Deux membres, du Royaume-Uni et d’Australie, ont partagé des informations sur des procès en cours concernant l’identification d’une possible MGF de type IV chez une petite fille. 

La a souligné les difficultés rencontrées par le tribunal anglais pour déterminer si une MGF était pratiquée et si un préjudice important avait été causé à l’enfant. Plusieurs expert.e.s médicaux.ales ont été consultés et ont examiné la fille mais ne sont pas parvenus à un accord pour avoir si l’enfant avait ou non était excisée et de quel type de MGF il s’agissait. 

“Les pédiatres qui voient des enfants victimes d’agressions sexuelles soupçonnées ou présumées font un examen génital, mais peuvent ne pas bien maîtriser les différents types de MGF, en particulier lorsque les signes physiques sont minimes ou absents. Les obstétriciens, gynécologues et sages-femmes sont supposément plus au courant des implications des MGF pour la santé, bien que ce ne soit pas toujours le cas. Ils ne sont généralement pas formés à l’examen des enfants et sont moins habitués à travailler avec les services sociaux ou la police. 

Le manque de recherches au Royaume-Uni, associé au secret qui entoure la procédure, signifie qu’il existe peu de connaissances sur les conséquences des MGF sur la santé des enfants. On sait peu de choses sur les attitudes ou la prévalence de MGF de type IV parmi les communautés de la diaspora au Royaume-Uni et sur l’impact sur la famille qu’aura le signalement et transfert d’un cas car les personnes mandatées pour les traiter ne sont pas renseignées.

Les transferts relatifs aux MGF vers la clinique de protection de l’enfance et les services de gynécologie pédiatrique ont augmenté au cours des dernières années. En conséquence, le premier service pédiatrique uniquement consacré aux MGF a été créé en 2014. Il s’agit d’un service clinique multidisciplinaire mensuel tenu avec l’aide de psychothérapeutes pour enfants et de soins spécialisés.

Au Royaume-Uni, les MGF de type IV sont très sous-recherchées et sous-signalées. Les praticien.ne.s ont également du mal à identifier et à comprendre les différentes formes et complexités entourant les MGF de type IV. Bien que beaucoup de travail ait été entreprit pour les sensibiliser, l’accent mis sur les procédures de type IV est limité et il est nécessaire de faire beaucoup plus de recherches pour distinguer les différentes formes de MGF de type IV.”

De façon similaire, en Australie un cas contre une mère et un leader religieux accusés d’avoir pratiqué une MGF de type IV sur deux filles âgées de 6-7 ans a été porté à la Cour Suprême. Un gynécologue obstétricien ayant examiné les petites filles n’avaient pas pu détecter de preuves attestant de l’excision. La Cour Suprême a reconnu que la loi interdisant les MGF comprend tous les types dont “quelqu’un ne faisant que couper ou inciser le clitoris d’une fille”.

« La Communauté de pratique sur les mutilations génitales féminines » fait partie du projet « Bâtir des ponts entre l’Afrique et l’Europe pour lutter contre les MGF », soutenu par le « Programme conjoint UNFPA-UNICEF sur l’élimination des MGF ».
Le projet est coordonné par AIDOS en partenariat avec GAMS Belgique

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