Type IV – Contributions des membres

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) défini les mutilations génitales féminines comme une pratique qui consiste à altérer ou léser les organes génitaux de la femme pour des raisons non médicales. Les MGF sont classées en 4 types principaux dont le type IV englobent généralement toutes les procédures qui ne relèvent pas des 3 premiers types (ablation partielle ou totale de la glande clitoridienne, excision des petites ou des grandes lèvres et infibulation) par exemple : la ponction, le percement, l’incision, la scarification et la cautérisation. De plus, d’autres types d’altération de l’organe génital féminin, pour des raisons non-médicales, ne sont actuellement pas reconnues par l’OMS en tant que MGF (l’étirement des lèvres par exemple).

Les MGF de type IV sont souvent moins connues que les autres types car elles sont l’objet de moins de recherches et d’écrits. Ainsi, les praticiens pourraient avoir du mal à identifier et à comprendre les différentes formes et les complexités de ces pratiques.

Au cours du débat récemment conclu sur les mutilations génitales féminines de type IV et d’autres formes d’altérations génitales féminines, et notamment la note thématique, nous avons posé la question suivante.

Avez-vous des informations sur les mutilations génitales féminines de type IV et / ou les types (non documentés) d’altérations génitales féminines, pratiquées dans les communautés où vous vivez / travaillez ou de recherches à ce sujet?

Ceci est une synthèse de la discussion tenue.

La note thématique a abordé les MGF de type IV reconnus par l’OMS:

  • le pricking
  • le piercing génital
  • les incisions vaginales, raclements, hyménotomies, notamment:
    • Dangouria / Haabize, Angurya et Gishiri au Niger et au Nigeria
    • l »enlèvement des verrues » (southieutes) au Sénégal
    • les incisions pour introduire des herbes en Afrique du Sud
  • la cautérisation

Ainsi que d’autres types d’altérations génitales féminines qui ne figurent pas actuellement dans la typologie de l’OMS:

  • L’allongement, l’étirement des lèvres
  • le séchage vaginal
  • les chirurgies esthétiques génitales
  • le massage du clitoris
  • Quels sont les types d’altérations génitales féminines non documentées pratiquées dans les communautés où vous vivez / travaillez ?
  • Que peut-on faire pour sensibiliser le public aux MGF de type IV et à d’autres types d’altérations génitales néfastes, et les prévenir ?
  • Que pensez-vous de la position de la communauté internationale sur les différents types d’altérations génitales et les mutilations génitales féminines de type IV? D’autres pratiques devraient-elles être couvertes par la typologie?
  • A votre avis et selon votre expérience, tous les types d’altérations génitales sont-elles néfastes pour les femmes et doivent être considérées comme des MGF? Certains types d’altérations génitales peuvent-ils avoir des effets positifs pour les femmes qui les subissent ?

Nous avons pu faire un focus sur différentes pratiques, à l’aide d’expert.e.s, dont la pratique d’enlèvement des southieutes« , avec Fatou Kebe, sociologue sénégalaise, et l’étirement des lèvres, avec Emma Claudine Ntirenganya, journaliste rwandaise.

INCISIONS VAGINALES

« Enlèvement des sothietes », Sénegal

Fatou Kebe, sociologue, vient de mener  une étude exploratoire sur une pratique qui a toujours existé au Sénégal consistant à couper dans le vagin de la jeune fille qui vient de se marier et qui a des difficultés à avoir des rapports sexuels avec son mari. 

Cette coupure justifiée comme « l’enlèvement de verrues  génitales » ou (Sothieutes en wolof) est souvent pratiquée par les Wolofs mais aussi par les Soces, à Dakar la plupart des femmes pratiqueuses (ou coupeuses) sont membres de cette ethnie.  Or, les dernières enquêtes de l’ANSD (agence nationale des statistiques et  de la démographie  estiment que les wolofs pratiquant l’excision sont – de 1%…

Les professionnel.le.s de la santé nient l’existence « des sothieutes » sur le plan scientifique , les pratiqueuses par contre persistent  et confirment leur existence  d’où l’intérêt de faire une étude beaucoup plus approfondie avec un échantillon plus large et diversité pour trianguler. 

La pratique « enlèvement des sothieutes » est expliquée dans la vidéo que la CoP MGF a créé avec Fatou Kébé dans le cadre de cette discussion sur les MGF type IV.

Angurya et Gishiri, Nigeria  
Une membre du Nigeria a fourni des informations sur deux types de MGF IV pratiqué au Nigéria : angurya et gishiri.  Techniquement, les coupures de gishiri ne sont pas faites sur les organes génitaux féminins externes, mais elles sont classées comme MGF par les parties prenantes au Nigeria. Le gishiri est une coupe chirurgicale effectuée sur la paroi vaginale antérieure ou postérieure a l’aide d’une lame de rasoir ou d’un couteau. Il est dit principalement pratiqué pour traiter diverses conditions, notamment l’obstruction d’une femme en travail, la stérilité, l’aménorrhée (absence de règles) et les démangeaisons vulvaires.

Les coupures d’angurya sont une excision de l’hymen (hymenectomie ou grattage du tissu entourant l’ouverture vaginale) lorsqu’elle est consideree comme trop épaisse. Il est généralement pratique sur les bébés filles peu après la naissance et on pense qu’il facilite la pénétration lorsqu’un mari et sa femme consomment leur mariage (ceci est base sur l’attente culturelle qu’une femme aurait ses premiers rapports sexuels au mariage). La majorité des cas d’angurya décrits sont des « traitements » de filles victimes de mariage d’enfant et les femmes forcées d’avoir rapports sexuels ou des violences physiques / sexuelles infligées par leur mari.

Pression sur le clitoris, Nigeria, Afrique de l’Ouest
Au Nigeria le massage du clitoris est parfois pratiquée à la place d’un type de MGF. Ce massage se fait généralement avec de l’eau chaude ou de la vaseline ou un noyau de palmier chaud.
Ce massage est effectue pour les mêmes raisons que la coupe, par exemple. Diminuer la sensibilité pour réduire les pulsions sexuelles et prévenir la promiscuité. Certains agents de sante auraient encouragé cette transition en tant que alternative aux coupures. Les défenseurs anti-mgf / c (du gouvernement et de la société civile) décrivent le comme une MGF de type IV et découragent fortement la pratique alors que certains obstétriciens et gynécologues s’y oppose et ont déclaré que la n’avait aucun effet physique. Il est prévu de présenter des  données pour rédiger leurs conclusions relatives a cette pratique et pour encourager la discussion sur ce que signifie l’abandon des MGF.

Au cours de la discussion, un membre de la CoP nous a informé de l’utilisation de la pierre d’Alun en Afrique de l’Ouest. « La pierre provoque une contraction momentanée du vagin, ce qui peut donner l’apparence de virginité à une femme qui a déjà eu des relations sexuelles. On prétend que si une femme utilise régulièrement la pierre d’alun, les parois du vagin deviennent rigides et peuvent se déchirer en accouchant. Cette pierre détruit la flore vaginale qui aide à protéger les femmes contre les maladies sexuellement transmissibles. De plus, comme la poudre de la pierre a la consistance du sable, elle provoque inévitablement des irritations pouvant entraîner des cas graves de vaginite.« 

Pricking

Le percement du clitoris ou des tissus environnants, le pricking, est une procédure dans laquelle la peau est piquée avec un objet pointu. Du sang peut couler mais aucun tissu n’est enlevé et aucune couture n’est effectuée.  La pratique est classée par l’OMS en tant que MGF de type IV. (WHO, 2008)   

Le « pricking » est pratiquée en tant que une forme qui peut remplacer une excision plus extensive  – et est ainsi parfois mise en avant en tant que “stratégie de réduction des risques”, par exemple en Somalie, en Guinée

Une participante à la discussion nous a informé que Stop FGM Middle East & Asia met en contact des activistes venant de plusieurs pays où le pricking se pratique. D’après son expérience, quand on fait allusion au pricking pour définir une pratique, ce n’est généralement pas le cas. Une étude indonésienne a d’ailleurs montré que le pricking ne se produisait que dans 3% des cas. 

Une membre somalienne a expliqué qu’il est difficile de mesurer le pricking, puisqu’il y a un  très grand nombre de définitions différentes de ce qu’une coupure « legère » impliquerait. Certain.e.s pensent ainsi qu’il s’agit d’une « forme légère » dès qu’il n’y a pas de suture. Certaines praticiennes effectuent ainsi les infibulations par accolement des labia. C’est de cette manière que l’activiste a elle-même a subi une mutilation avec infibulation considérée comme une « forme légère » par sa famille.

Les pratiques néfastes dans la zone MENA

Isma Benboulerbah, chargée de programmes à END FGM EU Network, a partagé ses connaissances des procédures visent à modifier les organes génitaux des femmes et à contrôler leur sexualité dans la région MENA, en focalisant principalement sur l’Algérie, le Maroc et la Tunisie.

L’hyménoplastie
Lhyménoplastie est classée dans la catégorie «chirurgies et procédures génitales esthétiques» et définie comme «reconstruction de l’hymen». Toutefois, j’aimerais montrer la controverse de cette pratique qui est potentiellement dangereuse pour la vie des femmes, sur base des points de vue éthiques, sociaux et culturels.    Dans plusieurs communautés, la virginité est la clé d’un mariage réussi, béni, honorifique et socialement bien approuvé.

Ces normes sociales n’empêchent pas les jeunes femmes et les femmes d’avoir des relations sexuelles en dehors du mariage. Cependant, lorsqu’elles décident de se marier, elles se rendent vite compte de la pression à laquelle elles sont confrontées. De plus en plus de femmes sont forcées par leurs familles (et parfois par leurs mères, leurs sœurs et leurs cousines) de se faire opérer ou de se cacher de leurs proches pour se faire opérer.       La partie la plus controversée concerne les femmes qui décident de subir une hyménoplastie après avoir été violées.

L’hyménoplastie n’est pas seulement une chirurgie esthétique, c’est un outil permettant de contrôler la sexualité des femmes et leur identité en tant qu’être sexuel.

Blanchiment vaginal
Les femmes subissent de plus en plus de pression en ce qui concerne l’aspect, la texture, la couleur de la vulve et du vagin. Les tons de peau plus foncés sont jugés comme «sales», «dégoûtants» et une vulve «plus claire» est promue comme la norme

Il est pratiqué de différentes manières: crème éclaircissante ou laser (censé éliminer les tissus de couleur foncée de manière permanente dans la région de la vulve).
Les conséquences sur le corps et la santé des femmes sont graves: douleur lors des rapports sexuels, laxité vaginale, brûlures vaginales, cicatrices, douleur chronique, etc.

Rbat – pratique du tasfeh
En Afrique du Nord, virginité et «honneur social» sont liés. L’hymen est le symbole vivant de la pureté d’une future femme et il est souvent vérifié par les membres de la famille avant la nuit de noces (certificat de virginité) ou après la nuit de noces avec la traditionnelle «danse avec le drap souillé de sang» qui en est la preuve. Avant cette possibilité d’accéder au rang social d’une femme, une pratique traditionnelle pour les jeunes filles existe encore en Algérie, au Maroc et en Tunisie: le rbat ou tesfah, «le vagin fermé». La Tesfah est considérée comme une violence psychologique contre les femmes et les filles, mais dans certains cas, les jeunes filles sont également obligées de se soumettre à plusieurs contrôles vaginaux non médicalisés pour s’assurer de leur virginité. Les filles sont emmenées dans une qabla (sage-femme traditionnelle) et doivent répéter 7 fois «wald el nas khet wa ana haït», ce qui peut se traduire par «le fils du peuple est une ficelle et je suis un mur». Cette phrase est gravement sexualisée et symbolise l’incapacité pour la nouvelle fille marbouta (nouée) – msakra (fermée) d’avoir des relations sexuelles hors mariage. Il ne peut être annulé qu’au mariage et en disant «wald el nas haït wa an khet», ce qui signifie «le fils du peuple est un mur et je suis une ficelle». Le rituel est pratiqué de différentes manières, mais fini toujours sur la coupure de la jeune fille: soit sur la partie supérieure de sa cuisse droite (on met du kohl sur les incisions, de sorte que cela devient un tatouage), sur son genou. Ou sur le clitoris.

Harig – Brûler les zones intimes
En Algérie et dans d’autres pays, les familles passent beaucoup de temps à analyser le comportement des jeunes filles. Un des remèdes consiste à mettre du piment fort ou du piment cru écrasé  (harissa) sur la région génitale de jeunes filles extraverties, excessivement réactives ou pas timides. «Klatha douda», ce qui signifie souvent que «l’esprit du diable est en elle» et que le seul moyen de la forcer à se comporter «normalement» est de brûler son clitoris et d’éteindre le feu. Certaines femmes one déclaré qu’elles avaient été punies de cette façon à plusieurs reprises et que l’on appliquait une pression sur le clitoris pendant que la harissa était mise sur leur clitoris.

Étirement des lèvres

Certaines formes ne se trouvent plus dans la définition des MGF type 4 de l’OMS. Il a été décidé de se concentrer sur les « coupures » en raison de leurs conséquences évidentes. Les raisons étaient:

  1. Il n’y avait pas assez de recherche sur le sujet et ne voulant pas que  les partisans de l’étirement détruisent les efforts déjà déployés, notamment en matière de MGF …
  2.  Des communautés telles que celles de la région centrale et occidentale n’ont pas été sensibilisées sur la question ; et certaines surtout de la région centrale étaient très protectrices de cette culture
  3. L’impact dangereux évident de la coupe pourrait être utilisé comme un tremplin pour aborder d’autres pratiques telles que l’étirement, l’application d’herbes pour rétrécir ou assécher le passage et autres.

Emma-Claudine Ntirenganya, journaliste a partagé ses expériences professionnelles et personnelles de l’élongation des labia au Rwanda. Selon elle, la société rwandaise où elle a grandi éduque les filles à pratiquer l’étirement des lèvres pour la satisfaction et le plaisir de leur futur mari.      

« Je l’ai moi-même pratiqué, et j’ai aussi reçu diverses questions dans le cadre de mon travail de la part des femmes de mon audience. »

Emma-Claudine considère que l’étirement des lèvres ne doit pas être encouragée, car plusieurs femmes souffrent dans leur mariage, soit parce qu’elles n’ont pas fait cet étirement des lèvres, et dans quelques cas parce qu’elles l’ont fait. De plus, ce n’est pas une pratique que les jeunes filles pratiquent parce qu’elles sont heureuses et fières de faire, mais parce que la société leur impose la pression de devoir le faire coûte que coûte. « N’est-il pas approprié que les filles et les femmes aient droit à leur corps et fassent ce qu’elles désirent d’en faire sans être jugées » demandait-elle.

« Si vous discutez avec des femmes rwandaises, certaines vous diront que la pratique de l’étirement des lèvres était amusante et acceptable, alors que d’autres vous diront que c’était difficile, imposée et dégoûtant. Ces dernières ajouteront qu’elles ne l’ont fait que pour s’assurer de ne pas être rejetées par leur futur maris. Peu de femmes rwandaises n’ont pas fait cette pratique. Et avec la nouvelle génération de filles rwandaises actuellement à l’université et au collège, la plupart d’entre elles ne l’ont pas fait parce qu’elles n’avaient personne pour leur éduquer et d’autres pensent qu’il s’agit d’une des pratiques culturelles dépassées. »

Principales préoccupations concernant l’étirement des lèvres:

  • L’étirement des lèvres n’est pas quelque chose que vous faites un jour ou deux, une semaine ou deux. C’est une pratique qui peut prendre des années pour atteindre les résultats souhaités. En fait, c’est un fardeau!
  • Utilisation de diverses plantes ainsi que du beurre de vache pour obtenir des résultats rapides. Les petites lèvres deviennent irritantes et cela fait mal.
  • Risques de transmission d’IST lorsque les filles pratiquent le “gukurakuza” (font toucher leurs labia). 
  • Lorsque les filles sont éduquées pour faire l’étirement des lèvres, on leur dit que si elles ne le font pas leurs maris les rejetteront, c’est une question de plaisir pour les hommes.
  • Toutefois, la sexualité du Rwanda repose beaucoup sur le fait que les femmes ont du plaisir et atteignent l’éjaculation féminine. On dit aux femmes qu’elles ne peuvent pas atteindre cette éjaculation si elles n’ont pas fait l’étirement des lèvres et que, si elles n’atteignent pas l’éjaculation féminine, leurs maris pourraient ainsi les tromper avec d’autres femmes qui elles, ont fait cette pratique.
  • Avec la nouvelle génération, la plupart des garçons rwandais souhaitent toujours épouser une fille qui a pratiqué l’étirement des lèvres, alors que la plupart des filles de leur âge ne l’ont pas fait et ne souhaitent même pas le faire. C’est l’une des sources de conflits de couple pouvant survenir dans un avenir proche.
  • Beaucoup de femmes qui n’ont pas pratiqué l’étirement des lèvres sont harcelées par leurs maris qui leur demandent de le faire même si elles sont mariées depuis des années et ont eu des enfants.
  • Il y a aussi quelques cas de femmes qui ont fait l’étirement des lèvres, mais après leur mariage, leur mari leur ont demandé de se faire couper les petites lèvres.

Selon Emma-Claudine les « avantages » attribués à l’étirement des lèvres seraient plutôt « le résultat des hormones féminines, le résultat de l’amour dans le couple, du désir et de la satisfaction du partenaire, de l’expérience et des capacités du partenaire, ainsi que d’une santé mentale saine, prête à s’engager dans une relation amoureuse y compris faire l’amour. »

Des procès concernant les MGF type IV, Royaume-Uni et Australie

Une membre du Royaume-Uni a partagé des informations sur un procès en cours concernant une possible MGF de type IV chez une petite fille. Elle a souligné les difficultés rencontrées par le tribunal pour déterminer si une mutilation génitale féminine était pratiquée et si un préjudice important avait été causé à l’enfant. Plusieurs expert.e.s médicaux avaient examiné la fille mais n’ont pas été d’accords.        

« Les pédiatres qui traitent des enfants victimes d’agressions sexuelles soupçonnées ou présumées font un examen génital, mais peuvent ne pas connaître les différents types de MGF, en particulier lorsque les signes physiques sont minimes ou absents. Les obstétriciens, les gynécologues et les sages-femmes devraient être plus familiarisés avec les implications de la mutilation génitale pour la santé, bien que ce ne soit pas toujours le cas. Ils ne sont généralement pas formés à l’examen des enfants et sont moins habitués à travailler avec les services sociaux ou la police. Le manque de recherches au Royaume-Uni, associé au secret qui entoure la procédure, signifie qu’il existe peu de connaissances sur les conséquences des MGF sur la santé des enfants. On sait peu de choses sur les attitudes ou la prévalence de MGF de type IV parmi les communautés de la diaspora au Royaume-Uni.

Les transfers relatifs aux MGF vers la clinique de protection de l’enfance et les services de gynécologie pédiatrique ont augmenté au cours des dernières années. Elle a été créée en 2014 et consiste en une clinique mensuelle multidisciplinaire avec l’aide de la psychothérapie pour enfants et des soins infirmiers spécialisés.

Au Royaume-Uni, les mutilations génitales féminines de type IV sont très sous-recherchées et sous-signalées; Les praticiens ont également du mal à identifier et à comprendre les différentes formes et complexités entourant les MGF de type IV. Bien que beaucoup de travail ait été fait pour sensibiliser, l’accent est mis sur les procédures de type IV et il est nécessaire de faire beaucoup plus de recherches pour examiner les différentes formes de MGF de type IV. »

MGF, consentement et chirurgies esthétiques génitales

Il y a également une augmentation du nombre de femmes adultes qui subissent une chirurgie esthétique génitale, qui peuvent être comparées à des MGF de type IV et parfois aussi de type I. Anne-Marie Middelburg ai été invitée à parler lors d’une conférence organisée par des chirurgiens plasticiens et des gynécologues en Allemagne. Dans le programme étaient inclus six séances de chirurgie plastique à regarder en direct. L’audience a assisté à une réduction du prépuce clitoris, un resserrement du vagin et quelques réductions des lèvres. Pendant que le chirurgien opérait ces femmes, le public pouvait suivre l’opération en direct sur de grands écrans et pouvait même lui poser des questions. «Les MGF de toutes sortes, y compris un type IV, sont considérées comme une violation des droits humains et sont criminalisées. Même le ‘pricking’ est considéré comme une MGF. Mais ces types d’opérations génitales (dont certaines étaient assez graves) ne sont pas considérées comme une violation des droits humains, ne sont pas criminalisés et se produisent à grande échelle ».

Certaines femmes au Libéria, en Sierra Leone, en Gambie et au Kenya font d’ailleurs campagne en faveur des MGF/E chez les adultes. Selon elles, une fois qu’une fille a plus de 18 ans, elle devrait avoir le droit de subir (une forme «légère») des MGF.

RESSOURCES – partagées par les membres

Tasfia, blanchiment de la vulve…

 “FDA Warns Against Use of Energy-Based Devices to Perform Vaginal ‘Rejuvenation’ or Vaginal Cosmetic Procedures: FDA Safety Communication”, 30 July 2018, Available online: https://www.fda.gov/medical-devices/safety-communications/fda-warns-against-use-energy-based-devices-perform-vaginal-rejuvenation-or-vaginal-cosmetic

Federal Register, “Skin bleaching drug products for over-the-counter Human use; Proposed rule”, Vol. 71, No. 167, 29 August 2006, Available online: https://www.govinfo.gov/content/pkg/FR-2006-08-29/pdf/E6-14263.pdf

FERHATI Berkahoum, « Les clôtures symboliques des Algériennes : la virginité ou l’honneur social en question », Clio, p. 169-180, Available online : https://journals.openedition.org/clio/6452.

BEN Dridi Ibtissem, « « Est-ce que ça marche ? », A propos du tasfih, rituel protecteur de la virginité des jeunes filles tunisiennes », L’année du Maghreb, p. 99-122, Available online : https://journals.openedition.org/anneemaghreb/826asfe

Procès Australie
https://www.smh.com.au/national/nsw/high-court-upholds-nsw-genital-mutilation-convictions-20191016-p53197.html

Aesthetical genital surgeries
Runacres, S. A., & Wood, P. L. (2016). Cosmeticlabiaplastyin an adolescent population. Journal of pediatricand adolescent gynecology29(3), 218-222.

Shaw, D., Lefebvre, G., Bouchard, C., Shapiro, J., Blake, J., Allen, L., … & Awadalla, A. (2013). Chirurgie esthétique génitale chez la femme. Journal of Obstetricsand GynaecologyCanada35(12), 1113-1114.

Smarrito, S. (2017). Classification of labiaminora hypertrophy: A retrospectivestudyof 100 patient cases. JPRAS Open13, 81-91.

Yurteri-Kaplan, L. A., Miranne, J. M., & Iglesia, C. B. (2014). Vulvaranatomyand labiaminoraplasty. International urogynecologyjournal25(6), 841-843. 

Oranges, CM, Sisti, A. et Sisti, G. (2015). Techniques de réduction de la Labiaminora: une revue complète de la littérature. Journal de chirurgie esthétique , 35 (4), 419-431.

Ouar, N., Guillier, D., Moris, V., Revol, M., Francois, C., & Cristofari, S. (2017). Complications postopératoires des nymphoplastiesde réduction. Étude comparative rétrospective entre résections longitudinale et cunéiforme. Annales de Chirurgie Plastique Esthétique, 62 (3), 219-223. 

Violence obstétricales, le « point du mari », Canada
LE POINT DU MARI: DES MÈRES QUÉBÉCOISES SE FONT-ELLES RECOUDRE SANS LEUR CONSENTEMENT ? https://urbania.ca/article/le-point-du-mari-des-meres-quebecoises-se-font-elles-recoudre-sans-leur-consentement/?fbclid=IwAR3DZzLVtGPHawnTJnM-9ImZmCgy1ScmoTbb0FCQyN8o6yb5XdK09leVdgs

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